24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A — Paroisses de Villepinte

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24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

ÉVANGILE selon Saint Matthieu (Mt 18, 15-20)

En ce temps-là,  Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).  Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.  Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’  Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

   Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’   Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.  Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.   Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

MEDITATION

La liturgie du dimanche dernier quant aux directives de Jésus pour la vie en communauté (Mt 18) nous invitait à l’exigence de la vérité et à la réconciliation. Ce dimanche, il est question de l’exigence du pardon illustrée par une parabole saisissante : Des dettes fantastiques ou de règlement de compte. Les images fortes de la parabole  sont une invitation aux chrétiens à pardonner du fond de leur cœur et sans mesure. La Sagesse d’Israël laisse percevoir, dans la première lecture tirée de Ben Sirac (Sir 28), cette importance du pardon. Il s’agit d’avoir une conduite humaine illuminée par le jugement de Dieu : « Le principe de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur » (Sir 1,14) : « rancune et colère, voilà des choses abominables » (27,30) Il faut être une femme ou  homme  vertueux : « pense à ton sort final et renonce à toute haine » (28,5) Et « si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? » (v.3) Savons-nous pardonner sans nous obstiner dans notre rancune et notre colère ?

Nous recevons dans notre relation avec Dieu, ce que nous semons dans nos relations fraternelles quotidiennes. Alors : « Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. » (v.2). Face aux invitations répétées de Jésus à la Miséricorde, face à ses gestes d’accueil des pécheurs, l’Apôtre Pierre s’interroge par rapport à la vie de la communauté : dans notre  assemblée très humaine, aux multiples conflits et tensions, dans quelles limites raisonnables pratiquer le pardon fraternel ?  La réponse de Jésus est radicale : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois ! » Où trouver les ressources pour une telle générosité si ce n’est d’entrer dans la logique miséricordieuse de Dieu. Cher frères et sœurs laissons l’Esprit modeler notre cœur pour qu’il soit un cœur miséricordieux capable de pardonner joyeusement à ses frères et sœurs qui sont pécheurs comme lui.

Père Guillaume, cm.